Hypothèse de restitution, fin du XVe siècle

Saint-Maur-des-Fossés a été l’une des plus anciennes et des plus importantes abbayes d’Île-de-France. Pendant mille ans, des moines bénédictins ont prié pour le salut des vivants et accueilli des foules de pèlerins espérant trouver la guérison de maux de jambe et de la goutte auprès des reliques de saint Maur.

Point 1
Le parc de l’abbaye
Point 3
L’église abbatiale
Point 4
Chevet de l’abbatiale
et terrasse du château
Point 5
Les bâtiments
monastiques
Point 6
Le cloître
Point 2
La tour Rabelais
Point 7
Cellier, réfectoire
et cuisines
Point 9
La poterne
et l’accueil
des pèlerins
Point 8
Le logis abbatial
Histoire de l’abbaye Les fouilles archéologiques

Dans le cadre de sa politique culturelle le département du Val-de-Marne entend préserver valoriser et diffuser le patrimoine archéologique. Le service archéologie fort de 44 ans d’expérience territoriale est un opérateur de référence en matière d’archéologie préventive En 2020-2021 L’abbaye de Saint-Maur-des-Fossés a fait l’objet d’une nouvelle fouille préventive, sous la direction de l’archéologue spécialisé en archéologie médiévale Ludwig Gohin, menée en collaboration avec l’Inrap, préalablement à la construction d’un Ehpad.

Les nombreuses et très intéressantes découvertes sont venues enrichir les connaissances accumulées au cours de nombreuses décennies de recherches historiques et archéologiques et ont incité la Direction de la Culture du Département à lancer un projet de mise en image de cette abbaye en grande partie disparue, avec un double but : scientifique et de valorisation des découvertes.

Ce projet a été mené par le Service Archéologie en collaboration avec l’Association du Vieux Saint-Maur, qui, grâce à Pierre Gillon, Président de l’association, a partagé ses recherches à la fois archéologiques et historiques, qui ont été complétées par les découvertes récentes du Service Archéologie.

Le résultat est une riche reconstitution, permettant au visiteur de s’immerger dans la visite d’un site en grande partie disparu, en se positionnant sur des points d’intérêt, qui permettent une exploration à 360° des différents espaces de l’Abbaye : les bâtiments monastiques, le cloître, l’église abbatiale, ou encore la zone d’accueil des pèlerins.

Loin d’être un simple outil de médiation ludique, ce nouveau dispositif est basé sur des études scientifiques très poussées et permet d’avoir un aperçu à la fois des origines de l’Abbaye, de sa construction, mais aussi de sa déchéance et de sa destruction partielle.

Grâce aux reconstitutions 3D, le visiteur peut ainsi se rendre compte de l’étendue et de la densité des constructions aujourd’hui disparues et avoir une idée du style architectural de l’ensemble. Les reconstitutions ont toujours été réalisées de la façon la plus réaliste possible (y compris dans le choix des essences végétales présentes sur le site).

Ainsi, trois niveaux de lecture sont possibles :

  1. L’onglet « probable » présente l’ensemble architectural tel qu’il a dû être au XVe siècle
  2. L’onglet « incertain » présente en gris les bâtiments pour lesquels le niveau de connaissances actuel ne permet pas d’affirmer l’exactitude de la représentation
  3. L’onglet « plan cadastral » enfin, permet au visiteur de se replacer dans la situation actuelle, pour savoir toujours où se trouvaient les bâtiments anciens disparus, par rapport à la situation actuelle.

De cette façon on peut laisser voir quel devait être l’aspect des bâtiments sans induire en erreur le visiteur sur le réel état de nos connaissances. De même, pour l’aider à se positionner, il est possible d’alterner entre une vue au XVe siècle et une vue actuelle à 360°, ce qui permet de voir ce qu’il reste des bâtiments et ce qu’il y avait à la fin du Moyen-Âge.

L’outil a été calibré de façon à être visionné à la fois à la maison, sur ordinateur, mais également sur le site, grâce à la version pour smartphones/tablettes, qui offrent la possibilité d’utiliser l’outil gyroscope (que l’on active grâce à la petite aiguille de compas) afin de pouvoir simplement tourner le smartphone autour de soi pour voir quel était la vue que l’on pouvait avoir au XVe siècle, mais également celle que l’on peut toujours admirer aujourd’hui »